laflecheblonde

Le marathon de Bordeaux, bon crû?

Le marathon c'est comme le vin; il y en a des excellents et des

À propos de l'auteur

Je suis blond et me prends pour une flèche ! Profite d'un trop plein de temps libre depuis mon arrivée dans l'Ouest. Après le Cotentin, me voilà Rennais.Semis, marathons, trails, ultra...juste pour le plaisir et de temps en temps pour tenter d'améliorer mes temps. Membre des 7 fantastics mais aussi du Cercle Paul Bert Athlétisme....

 

 PORTRAIT DE LA SEMAINE

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Mon portrait

Au début était le chlore Oui, au début j'étais nageur. Ô pas un grand nageur mais d'un niveau au-dessus de la moyenne. J'adorais ...
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laflecheblonde

Message @laflecheblonde
Le marathon de Bordeaux, bon crû? - Mon Compte-Rendu du running

LE MARATHON DE BORDEAUX, BON CRÛ?

L'examen
visuel.
Après
une préparation chaotique (maladies, fatigue, semaine au ski) je
n'étais pas rassuré pour ce marathon mais du coup, je ne m'étais pas
mis trop de pression en me disant advienne que pourra. Depuis 3
semaines de bonnes sensations étaient de retour donc je me disais
que cela pouvait le faire.
Ce
marathon avait côté couleur et brillance tout pour plaire. Il
brillait même avec cette "com" bien léchée tournant autour de la
nouveauté de l'épreuve, son horaire tardive, les qualités de la
région et de la ville.
Si
vous rajoutez à cela l'explosion des effectifs assez rapidement et
le fait que je pouvais y retrouver des amis bordelais tout aussi
brillants (merci pour le repas du vendredi
soir et vive le pâté de lapin!); c'était attirant. En conclusion ce
marathon était un crû des plus prometteurs .
L'examen
olfactif
Je
vous rassure, je n'ai pas eu de soucis côté odeurs sur Bordeaux;
enfin si mais à cause d'un fantastic donc je ne m'étalerai pas pour
ne pas nuire à sa bonne réputation.
Au
premier nez, le marathon de Bordeaux a révélé de légers défauts.
Ainsi le fantastic Dada s'est retrouvé sans son dossard dans son sac
une fois de retour dans notre appartement et a du faire un aller
retour pour le récupérer accompagné de milles excuses.
Le
village marathon était quelque peu décevant côté taille, goodies
et  heureusement que le temps était encore clément sinon, cela
aurait été un beau bordel je pense.
Rien
de grave tout de même. Nous avons fait une micro ballade jusqu'à
midi pour ne pas trop nous fatiguer (Maître Yoda veillait afin que
nous ne fassions pas trop d'abus). Après une copieuse plâtrée de
pâtes, il a fallu tuer le temps. Sieste, discussion diverses et
variées, entre autre sur nos prochains marathons pendant que ces
dames visitaient la ville et faisaient des repérages. Nous avons aussi étudié la
météo de plus en plus pessimiste. Un marathon en soirée demande de la patience.


Un fantastic devant le monument aux Girondins.La Bretagne est partout! (photo de Dada le fantastic)C'est alors qu'au second nez, ce crû a révélé quelques nouveaux défauts
sous la forme d'un article d'un certain Alain Goujon dans "Sud-Ouest" annonçant l'impossibilité de tous records sur l'épreuve
(http://www.sudouest.fr/2015/04/18/19-500-coureurs-pour-une-grande-premiere-1896328-6102.php)

Gênant
quand ton objectif est d'améliorer ton temps sur marathon.
A
17h30 la pluie vient encore obscurcir le tableau. Pignon
fixe craint de revivre le marathon de Nantes 2014 et son déluge
presque continu. Je me mets en mode bretonnant (même pas peur de la
pluie) et combattant. 
Nous
nous préparons, je rajoute une casquette à mon costume de
super-héros marathonien, un plastique pour éviter d'être trempé
avant le départ.
A
18h40; il est temps d'aller sur le site de départ. Il pleut
fort. Et il va pleuvoir encore un bon bout de temps.
Bref
ce crû prometteur laisse présager quelques défauts.
L'examen
gustatif

Je dépose mon sac à la
consigne. La pluie crée un beau bazar entre ceux qui veulent rester
à l'abri le plus longtemps possible, le monde (le village départ me
semble un peu sous-dimensionné)...Nous ne sommes pas fantastics pour
rien mais nous rejoignons nos sas 3h15 et 3h30 (pour
pignon fixe) de suite. Il est 19h10.
Cela va être long. La dégustation tourne mal mais les organisateurs
n'ont pas la main sur la météo.
Des fantastics encore en forme mais déjà trempé à 40' du départ
Très vite Yoda grelotte
de froid, Dada et moi profitons de l'échauffement proposé. Il reste
20', il faut se taper les discours. La pluie ne ralentit pas. Une
énorme flaque d'eau prend une bonne partie de la chaussée. Je n'ai
pas froid de mon côté(merci la casquette, le plastique et
l'échauffement). On décide de partir avec nos plastiques sur les
premiers km.

A
20h Monsieur Juppé donne le départ (on n'en pouvait
plus), c'est parti.

L'attaque.

A part une petite douleur
au ventre sur les 4/5 premiers km, les sensations sont bonnes. Les
jambes répondent bien, on s'est calés avec Yoda et Dada rapidement
sur notre fourchette d'allure (entre 4'30 et 4'37). On se débarrasse
de nos plastiques avant le pont Chanban-Delmas. Je suis vraiment en
mode super-héros désormais.

Dada est en forme et mène
notre groupe. Yoda et moi sommes derrière. Entre les deux ponts

(5km) le paysage a peu
d'intérêt. Nous attendons de voir nos supporters (les dames et nos
amis Bordelais sont vers le 8ème km).

Dès cette première
partie je suis surpris par l'ambiance. De un, les spectateurs sont
venus en masse et de deux ils font un bruit jamais entendus sur mes 3
marathons précédents (et cela sera sur une large majorité du
parcours).

Nous passons devant nos
deux groupes de supporters, cela fait du bien car il pleut toujours
(mais la pluie va finir par s'arrêter et le reste se fera au sec).
Une fois passés mes amis, je rentre vraiment dans la course (on ne
reverra les dames qu'au 24eme km...une éternité!).

Le milieu de bouche

Au départ, monsieur
Malaty avait dit que le second semi était plus dur que le premier et
qu'il fallait éviter de se griller avant donc.

On s'inquiète assez
rapidement car si nous maintenons notre allure assez correctement (et
même si je tente de modérer dans les côtes Dada); cela ne cesse
pas de monter. On n'avait pas compris le profil de cette manière! On
arrive sans trop de soucis aux vignes et premier château (14e). La
bonne nouvelle c'est qu'on y voit assez bien grâce aux projecteurs,
la mauvaise c'est que c'est très boueux (sans trop de surprise): ça
glisse, c'est étroit, les virages sont secs. L'article du fameux
Goujon ne mentait pas. On laisse du jus, du temps dans ces chemins.
Je ne vois rien du château trop concentrés sur mes appuis. On s'en
sort bien contrairement (on l'apprendra à l'arrivée) à notre
camarade Fantastic Pignon fixe qui chutera et finira par abandonner
quelques km plus tard.

Le second château arrive
(17e), la surface est faite plutôt de graviers. Du coup les appuis
sont plus surs, je peux admirer la demeure, une serre (?) joliment
colorée mais on y laisse toujours du jus et du temps.

On a enfin une partie
plate et du répit. On s'approche du semi. On fait un check-up. J'ai
des jambes de feu, suis "in the zone", Yoda reste zen, Dada
fait savoir qu'il ne le sent pas et puis repars devant nous de plus
belle dans un nouveau faux-plat montant! (WTF!) Conclusion de  Yoda:
"il nous dit toujours qu'il ne va pas et finit toujours
devant". 

J'apprécie les ravitos
en eau tous les 2,5km, mais trouve que côté solide cela m'a l'air
léger. Je fonctionne aux gels donc cela me fait ni chaud ni froid. 

On arrive au semi autour
de 1h37. On est pile-poile dans les
temps. Je vais bien tout va bien. Je me demande tout de même pendant
combien de temps mes jambes vont tourner si bien. Le public est
toujours bruyant même si dans cette portion plus éparse. Les
enfants se régalent de récupérer nos gobelets (durs) vides. C'est
leur Tour de France.

Yoda et moi constatons
assez vite que Dada a disparu...il ne mentait pas pour finir, les
jambes n'étaient pas là. Là encore, nous l'apprendrons à
l'arrivée, il va vivre une fin terrible physiquement et mentalement.

Au 24e nos supportrices
sont là, ça fait du bien de les voir malgré ce temps.

Je suis toujours super
bien même si je sens que les jambes commencent à picoter. Et là
c'est la groooosse catastrophe, à la sortie d'un virage je vois une
masse de spectateurs courir et nous rejoindre sur le parcours!
(27emekm) Haaa, non ce sont les coureurs du semi! 

C'est un tantinet la
panique dans ma tête quelques secondes: woooo mais sont combien? on
fait comment pour passer? Bordel! Ils vont moins vite!! C'est foutu
pour les 3h15 définitivement! 

La finale

D'après mon chrono,
direct sur ce premier kilomètre on perd du temps. Ben oui c'est
parti pour un gros 15km à faire des zigzag pour éviter les
semi-marathoniens moins rapides, et cela sur ce fameux second semi au
moment où de nombreux marathoniens rentrent dans le dure voire le
mur. 

Sur le coup, je n'y pense
pas trop et essaye de garder une allure correcte (mais soit les
organisateurs n'ont aucune idée de ce qu'est l'état d'un
marathonien autour du 27e, soit ils s'en moquent pour avoir eu cette
idée brillantissime; victimes de leur succès sans aucun doute). 

L'avantage, il faut
tenter de trouver un équilibre à ce crû; la foule est de retour et
tonitruante; et parfois tu arrives à te caler sur un
semi-marathoniens ou son pendant féminin qui a un rythme correct
(tout n'est pas négatif donc).

Je suis en train de
quitter ma zone de confort peu à peu par contre. Le mental va devoir
prendre le pouvoir. 

La fin du parcours
essentiellement dans le centre de Bordeaux demande pas mal d'énergie
comme l'avait prédit Malaty essentiellement du fait des nombreux
virages souvent très secs et donc des relances que cela demande.

J'essaye de garder le
rythme de Yoda quand je le vois (pas facile de rester ensemble avec
cette masse de coureurs); il m'a l'air toujours bien ce qui me
motive. Je rate un ravito en eau du fait du peu de places et des
codes non connus de nos nombreux semi-marathoniens (faut bien
commencer un jour à les apprendre en même temps) qui s'arrêtent
sans se soucier des autres, j'en passe et des meilleures. 

Vers le 34e nous rentrons
dans le jardin public. C'est boueux, humide et surtout, on voit que
dalle je trouve. Pour le coup, on y voyait mieux dans les vignes.
Yoda me décroche, je ne le reverrai plus. Sorti du parc, je rate un
second ravito; ça commence à me tendre. 

J'arrive au 38eme et une
grosse crampe m'oblige à m'arrêter à la cuisse gauche. Il y a un
an à Prague j'étais désespéré que cela m'arrive, là je reste
calme et arrive à la faire passer non sans mal. J'ai perdu pas mal
de temps et suis obligé de passer plutôt autour de 5'/km pour
éviter son retour. Un kilomètre plus tard, j'ai beau tenter de me
détendre une seconde crampe mais moins douloureuse, je marche
quelques mètres, un coureur m'encourage en passant je repars.

Ce n'est pas la dernière
crampes mais les suivantes ne me stopperont pas grâce sans doute aux
boosters (elles arrivent aux mollets et repartent, cela fait comme
une décharge électrique).

Je passe tout de même en
5'15 pour m'éviter pire. 

A 2 km de l'arrivée, je
vois une scène incroyable et terrifiante, un coureur fait un tout
droit dans barrières, en renverse une puis court jusqu'au mur du
monument et rentre dedans. Il est là sans être là; c'est une
bénévole qui arrive à l'arrêter (il tentait de traverser le
mur!!!)

La fin me parait longue
(en même temps c'est rare de penser le contraire sur marathon). Des
virages, encore une descente...pfff...le public est toujours à
fond...mais je suis détendu et assez serein malgré ces crampes car
je sais que si les 3h15 se
sont envolés très loin, mon record de 3h26 à
Prague va exploser...

J'arrive sur le tapis
final, le public nombreux pour le coup m'a l'air calme. Je l'harangue
et hurle "on entend rien!!!", "Plus de bruit!!!".
Ça répond au quart de tour. 

Je passe sous l'arche. Je
suis un peu sous les 3h22...record! 

(temps réel: 3h20'58'')




C'est ensuite la course
pour boire quelque chose. Côté solide y'a pas grand chose. Je ne
vois pas Yoda et du coup vais chercher mon change et repars direct en
grelottant à l'appartement à 1,5km de l'arrivée.

Les fantastics arrivent:

Yoda 3h17 

Dada 3h47

Pignon fixe a du
abandonner. 

Le marathon de Bordeaux
c'est fini. Vivement le prochain pour de nouveaux records ou une
revanche à prendre.




Alors ce marathon? Un
grand crû? un bon vin bouchonné? A déguster ou à recracher? 

Quelques liens :

http://www.marathondebordeauxmetropole.com/fr/

http://www.sudouest.fr/2015/04/20/marathon-de-bordeaux-2015-pluie-pannes-cyberattaque-et-les-classements-enfin-1898016-6102.php

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